Samedi 24 mars 2007
Alité, John s'était avisé à pianoter le numéro number
Le ventre en vrac, il avait peur:
"Putain, fais le bordel de merde..."

Mais son bide lui faisait mal,
Perfide torture intestinale;
il se dit qu'il serait toujours temps d'le faire,
Le temps de conclure cette 'scataffaire'...


"John..."
Ce nom résonnait dans sa tête,
Julie s'était promis d'en parler à personne
Mais...
Tu penses bien.
Sitôt arrivée au boulot
Direction la cafèt pour papoter.

Pour papoter avec Caro:
Blonde midinette
Avec laquelle elle blablatait,
Sitôt rivée à son bureau.
Tous les jours, en amies elles conversaient
Et se confiaient
Tous leurs secrets, leurs maux
Leurs p'tits bonheur, leurs idéaux.
Caro et Julie étaient copines
Peut-être bien même des amies,
Dans son living, Julie
Toisait son phone s'imaginant déjà la sonnerie
de son mobile.

"Qui sonne ?"

Le code n'avait pas changé en 6
Mois.
Marc escalada les 6
Etages
Qui le séparaient de ce visage
Qui l'obsédait depuis tout ce temps.
Avalant les marches comme on crunch un snicker
Il savait qu'à cette heure
Il la trouverait sûrement.

"Plouf!"

John comprit qu'il était dans la merde.
Etait-ce le trac ou bien ce grec qui le scotchait au fauteuil blanc?
Il grimaçait, la gueule crispée, il s'aggripait à ses murs cyans.

Julie reconnut les yeux bleus de Marc à travers le hublot du judas délateur.
Il souriait, c'était pas la bonne heure:
Elle attendait un coup d'fil de John
Mais pas cette personne
Faisant son come back à sa porte, souriant
Sonnant...

"Ding Dong"

Le sourire de Marc s'effaçait:

"Comment ça à cette heure? elle n'est pas chez elle?
19 Heures...
Je reviens de la supérette...
Je l'aurais vu faire quelques emplettes..."
Le doute s'installe pépère en tête.

Tut, tut, tut, etc
Il pianote vite.
Derrière la porte , sonne son glas.

Julie panique.

" C'est pas l'moment, pas la bonne heure!"

Julie fait choir un pot de fleur:

Stupeur!

Saisi derrière la porte, Marc se ressaisit:

"Putain, Julie..."

Il donne du poing:

" Ouvre la porte!"

Livide, le ventre vidé, John sort enfin des cabinets.

"19 heures... j'vais p't'être attendre
Juste le temps de prendre
Un godet,
trouver l'courage..."

Il prend un coke "Pschiit!"
Pète le collage
Allume son Spliff, c'est l'enfumage.


La tête brouillée, elle ouvre la porte, craque
Indique à Marc de n'pas bouger:
6 mois c'est long, trop court pour oublier.

Les catineries d'Esther et Marc se démarquent encore,
Dans sa petite tête, le tout se solde
Dans son coeur dissout s'agrandit l'ultime envie de...
La joue de Marc CLAQUE
Sous la véhémence palmaire de Julie:
6 mois c'est long, trop court pour oubli

Il se saisit de sa main et la regarde tendrement
Les mots s'échappent non timidement:

"Je t'aime,

Je t'aime, Julie."

SILENCE...

Bleus dans les bleus,
Ils se mirent et ses yeux saphir transpirent
Une poussière de diamant...

Elle l'aimait tant... Elle l'aimait tant.
Sur ses joues les mains de Marc flanaient, caressant

" I can change the world
With my own two hands
I can change the world
With my own two hands
I can change the world
With my own two hands
With my own
With my own
Two
Haaaaands..."

Le téléphone de Julie sonne.
Son coeur taponne, taponne, taponne,
John
A les mains moites.
Le toun toun de la tonalité du phone qui sonne tamponne les tympans de John.
Et son coeur boîte:
Il est bancale
Bat la mesure en diagonal,
Intervalles...
Boîte vocale:

" Vous êtes sur le répondeur de Julie
Laissez-moi un message,
Je vous rappelle, promis..."

Le bip sonore sonne le départ...
Et John... raccroche
De Julie, marc se rapproche:

Ainsi débute cette fin d'histoire
Entre Julie, Marc, John de Trafalgar.

(To be continued)
JLT
Par Blackletters - Publié dans : BlacklettersRomantique - Communauté : Poésie contemporaine
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